LES CONSTELLATIONS DISPARUES

L'Aérostat
( Globus Aerostaticus )
Dessiné par l'astronome Jérôme Joseph le François de Lalande en 1798, cet aérostat a volé entre le Capricorne, le Microscope et le Poisson Austral.

Antinoüs
( Antinoüs )
Cette constellation, que l'on trouve dans l'Almageste de Ptolémée, était étroitement associée à celle de l'Aigle, dont elle empruntait les étoiles australes.

L'Atelier de Typographie
( Officina Typographica )
Placé entre la Licorne et le Grand Chien par Johann Bode.
Le Cadran Solaire
( Solarium)
Apparaît seulement dans l'atlas de l'astronome américain Elijah Burritt, au début du XIXeme siècle, coincé entre les constellations australes de l'Horloge de l'Hydre et de la Dorade qui lui ont grandement fait de l'ombre.
Cerbère
ou
Le Rameau et Cerbère
( Cerberus ou Cerberus Ramus )
Nommé ainsi par Hévélius. Associé à la constellation d'Hercule. Représenté sur les atlas soit par trois serpents enroulés autour d'un rameau soit par un serpent à trois têtes, mais toujours dans le poing d'Hercule.
Le Cercle Mural
( Quadrans Muralis )
Accroché au ciel Boréal par Lalande, à la fin du XVIII° siècle, entre le Bouvier et le Dragon. L'essaim d'étoiles filantes des Quadrantides (visible début janvier) tire son nom du nom latin de cette ancienne constellation.
Le Chat
( Felis )
Lalande avait trouvé, en 1798, un petit coin de ciel à son animal de compagnie favori, entre les étoiles de la Machine Pneumatique et celles de l'Hydre.
Le Chêne de Charles II
( Robur Caroli )
Le célèbre Edmund Halley, en souvenir de l'arbre sur lequel se cacha le roi d'Angleterre après sa défaite de Worcester en 1651, planta ce chêne entre le Navire Argo et le Centaure.
Le Coq
( Gallus )
Un gallinacé envoyé dans le firmament par l'astronome Jakob Bartsch, en 1624.
Corona Firmiana
Cette constellation ne figure que dans l'atlas du moine bénédictin Thomas Corbinianus. Il l'avait créée en l'honneur de l'archevêque de Salzbourg.
La Fleur-de-Lys
Voir La Mouche
Le Gardien du Pôle
( ?)
Constellation australe imaginée par l'astronome néerlandais Petrus Plancius au XVIIeme siècle, entre le Toucan et la Grue.
La Harpe de Georges
( Harpa Georgii )
En 1789, le Père Hell, astronome autrichien, imagina cette constellation, entre le Taureau et l'Eridan, en l'honneur du roi d'Angleterre Georges III.
Le Hibou
( Noctua )
Voir l'Oiseau Solitaire
Les Honneurs de Frédéric
( Honores Frederici )
Cette fois c'est le roi de Prusse Frédéric II qui, en 1798, a eu droit à son hommage céleste, de la part de Johann Bode, entre Andromède et le Lézard.
Le Jourdain
( Jordanus )
Le fleuve Jourdain a brièvement coulé dans le ciel, grâce à Bartsch au XVII° siècle, juste sous les pattes de la Grande Ourse.
Le Lion Palatin
( ? )
Une des nombreuses constellations éphémères que certains astronomes de la fin du XVIII° siècle aimaient placer dans le ciel, suivant leur inspiration; une vraie mode ! Celle-ci est une invention d'un certain Koenig, en 1785, entre le Verseau et l'Aigle.
Le Loch
( Lochium Furnis )
Cet instrument de navigation fut placé entre la Machine Pneumatique et la Boussole par Johan Bode.
La Machine Electrique
( Machina Electrica )
Cet engin moderne fut placé en 1790 par Johann Bode, sous la Baleine, entre le Fourneau et le Sculpteur.
Le Messier
( Custos Messium )
Il s'agit d'un hommage au célèbre astronome Charles Messier, rendu par Lalande en 1774. C'est aussi un jeu de mot, un messier étant un préposé à la garde des moissons. Situé entre Céphée et Cassiopée.
Le Mont Ménale
( Mons Menalus )
Cette montagne mise dans le ciel par Hévélius était située juste sous le Bouvier.
La Mouche
( Musca )
A ne pas confondre avec la Mouche qui est toujours collée au ciel austral. Celle-ci a volé entre le Bélier et le Triangle grâce aux bons soins de Bartsch.
La Mouche s'est transformée comme par enchantement en Fleur-de-Lys sous le règne de Louis XIV, en l'honneur du Roi-Soleil.
Le Navire Argo
( Argo Navis )
Le Navire Argo n'a pas vraiment disparu du ciel, il a été scindé en quatre parties, formant chacune une constellation distincte: La Carène, les Voiles, la Poupe et le Mât. La constellation du Mât, la plus petite, a fini par être absorbée par la constellation voisine de la Boussole.
L'Oie
( Anser )
Associée au Petit Renard. En 1690, Hévélius, dans son atlas, représente une oie dans la gueule du renard.
L'Oiseau Solitaire
( Turdus Solitarius )
C'est Lemonnier qui place ce volatile, en 1776, entre la Balance et l'Hydre, en souvenir d'un oiseau des Indes. Il a fini par se transformer en Hibou.
Le Petit Télescope de Herschell
( ? )
Minuscule astérisme placé entre Orion et le Taureau, en l'honneur de William Herschell. Il s'agit du second hommage céleste rendu à cet astronome ( voir Le Télescope de Herschell ).
Le Petit Triangle
( Triangulum Minus )
Hévélius avait dédoublé la constellation du Triangle. Un Grand, un Petit !
Le Renne
( Rangifer )
Un souvenir d'un voyage au cercle polaire que Lemonnier avait accroché non loin du pôle nord céleste, entre Céphée et la Girafe.
Le Sceptre de Brandebourg
( Sceptrum Brandenburgicum )
Godfried Kirch, astronome du roi de Prusse, rendit hommage à son souverain, en 1688, en accrochant ce sceptre entre le Lièvre et l'Eridan.
Le Taureau (Royal) de Poniatowski
( Taurus Poniatovii )
Encore un honneur rendu à un monarque ! Cette fois c'est Stanislas, roi de Pologne, qui a droit à un hommage rendu en 1777 par l'Abbé Poczobut. Et voilà un taureau entre l'Aigle et Hercule.

Le Télescope de Herschell
( Telescopium Herschelii )
Le Père Hell plaça ce télescope entre les Gémeaux, le Cocher et le Lynx en commémoration de la découverte d'Uranus faite dans cette région du ciel en 1781 par William Herschell.
Le Tigre
( Tigris )
Il ne s'agit pas du beau félin, mais du fleuve arrosant Bagdad qui est venu couler dans le ciel entre l'Aigle, le Cygne et la Lyre grâce à Jakob Bartsch.
La Tortue
( Testudo)
Au XVIIIeme siècle, cette Tortue avait réussi à se faufiler entre la Baleine et les Poissons. Trop discrète à côté de ces géants célestes, placée là on ne sait par qui, elle a bien vite disparu.